Présentation

Qui nous sommes

Nous sommes deux personnes d'une trentaine d'années, passionnées de droit et de technologie, animées par le besoin de comprendre les choses et de les rendre compréhensibles.

Ce média est né d'un manque que nous avons éprouvé nous-mêmes : personne ne racontait, de façon régulière et lisible, ce que l'Assemblée nationale vote réellement. L'information existe — elle est publique, gratuite, en données ouvertes — mais elle est éparpillée entre des fichiers de scrutins, des comptes rendus de séance de plusieurs centaines de pages et des dossiers législatifs. Il faut savoir où chercher, et y passer du temps. Nous avons décidé de faire ce travail une fois pour toutes, chaque jour, et de le partager.

Notre engagement. Nous ne cherchons pas à vous faire changer d'avis. Nous cherchons à vous donner de quoi vous en faire un — savoir ce que votre camp a voté, ce que l'autre a répondu, et ce que le texte contenait vraiment. Ce que vous en concluez ne nous regarde pas.

L'Assemblée en bref

577 députés, élus pour cinq ans, chacun dans une circonscription. Ils se réunissent en groupes politiques — il en faut au moins quinze pour en former un. C'est l'unité qui permet de lire un vote d'un coup d'œil, et de repérer quand un groupe ne vote pas d'un seul bloc.

Le parcours d'une loi

Un texte vient du Gouvernement (projet de loi) ou de parlementaires (proposition de loi). Il fait ensuite la navette entre les deux chambres jusqu'à ce qu'elles tombent d'accord.

C'est pourquoi nous écrivons systématiquement qu'un texte n'est définitif que lorsque les deux chambres ont adopté les mêmes conclusions. Un article rejeté un jour peut être rétabli quatre jours plus tard : nous l'avons vu.

Ce qui laisse une trace, et ce qui n'en laisse pas

C'est le point le moins connu, et le plus important pour comprendre ce que nous publions.

Vote à main levée

La grande majorité des votes. Le président de séance constate le résultat. Aucune liste de qui a voté quoi n'existe.

Scrutin public

Voté depuis les pupitres, ou annoncé à l'avance pour les textes importants. Il produit la liste nominative — c'est notre matière première.

Nous ne pouvons donc publier que ce qui a fait l'objet d'un scrutin public. Quand nous ne disons rien d'un vote, ce n'est pas toujours un choix : très souvent, la donnée n'existe pas.

Lire un résultat

Un texte est adopté à la majorité absolue des suffrages exprimés — plus de la moitié des « pour » et des « contre » réunis. L'abstention n'est pas un suffrage exprimé : elle ne compte ni pour, ni contre. Il arrive qu'elle décide du résultat.

Un cas réel : amendement rejeté le 20 juillet 2026, sur 371 votants.

Ce ne sont pas les voix contre qui l'ont emporté : ce sont les 119 députés qui n'ont pas voulu choisir. Avec eux dans un camp ou dans l'autre, le résultat s'inversait.

Deux autres repères, tout aussi utiles :

  • Le nombre de votants change tout. Le 17 juillet 2026, un article a été rejeté par 41 voix contre 37, sur 81 votants. Le 20 juillet, un projet de loi a été adopté par 296 voix contre 224, sur 561 votants. Le taux de présence est une information en soi.
  • On ne vote pas toujours sur la même chose. Un amendement modifie une phrase, un article une partie du texte, et le vote sur l'ensemble tranche le texte entier. Un rejet d'amendement n'est pas le rejet d'une loi — nous précisons toujours de quoi il s'agit.

D'où viennent les chiffres

Du fichier officiel de chaque scrutin, publié en données ouvertes par l'Assemblée nationale : résultat, nombre de votants, majorité requise, et le détail des positions groupe par groupe. C'est la même source que celle affichée sur le site de l'Assemblée.

Aucun chiffre affiché sur nos visuels n'est saisi à la main. Ils sont repris du fichier du scrutin et recoupés : la somme des voix de chaque groupe doit retomber exactement sur le décompte officiel, et le nombre de points de l'hémicycle sur le nombre de votants. En cas d'écart, rien n'est publié.

Une précision qui a son importance : nous ne nous fions pas au champ « position majoritaire » du fichier officiel pour dire de quel côté un groupe a voté. Nous l'avons vu annoncer un groupe « pour » alors que ses députés avaient voté neuf pour et vingt contre. Nous recalculons donc cette position à partir des voix elles-mêmes, et en cas d'égalité nous ne classons le groupe nulle part.

D'où viennent les citations

Du compte rendu intégral de la séance, publié par l'Assemblée. Chaque citation est comparée au texte officiel caractère par caractère — ponctuation, apostrophes et majuscules comprises — et rattachée à l'orateur qui l'a prononcée.

  • Toute coupure est signalée par […], qu'elle soit au début, au milieu ou à la fin.
  • Quand une citation commence au milieu d'une phrase, la minuscule d'origine est conservée : nous ne retouchons pas le texte prononcé.
  • Le camp affiché à côté d'une citation est vérifié contre le vote réel de l'orateur, pas contre le ton de son intervention. Un député peut critiquer un texte en séance et voter pour.
  • Les passages qui mettent nommément en cause une personne ou un parti sont écartés : nous exposons des arguments, pas des invectives.

Ce que nous ne faisons pas

  • Nous ne disons pas si un vote est une bonne ou une mauvaise nouvelle.
  • Nous ne prêtons pas d'intention aux députés ni aux groupes : nous rapportons leur vote et leurs mots.
  • Nous ne présentons pas un vote comme définitif quand il ne l'est pas.
  • Nous ne sollicitons ni parti, ni député, ni collaborateur parlementaire, et nous n'acceptons aucune contrepartie pour parler d'un texte.

Quand le compte rendu évolue

Deux choses bougent après un vote, et nous les surveillons systématiquement :

Ce qui changeCe que nous faisons
Les mises au point. Un député peut faire corriger sa position après coup s'il a voté autrement qu'il ne le souhaitait. Le décompte officiel du scrutin, lui, ne change pas. Nous revérifions le scrutin dans les jours qui suivent la publication. En cas de correction, elle est signalée en commentaire de la publication concernée.
Le compte rendu. La version publiée juste après la séance est provisoire ; elle est corrigée avant sa parution définitive au Journal officiel. Nous repassons chaque citation publiée sur la version définitive. Si un mot a changé, la publication est corrigée ou signalée.

Si nous nous trompons

Une erreur factuelle est corrigée dès qu'elle est constatée, et la correction est visible — jamais glissée en silence :

  • Erreur sur un chiffre ou un résultat : la publication est retirée et republiée corrigée, avec la mention de ce qui a changé.
  • Erreur de détail ou de formulation : correction de la légende et commentaire épinglé expliquant la correction.
  • Citation inexacte : correction immédiate et mention explicite, quelle que soit l'ampleur de l'écart.

Vous avez repéré une erreur ? Écrivez-nous à contact@levotedujour.fr — les signalements précis (numéro de scrutin, ce qui cloche) sont traités en priorité.

Réutiliser nos contenus

Nos visuels et nos textes sont réutilisables — y compris par les associations et les organisations professionnelles qui souhaitent montrer à leurs adhérents comment les députés ont voté sur leur sujet — à la condition de citer la source.

Comment nous citer. Mentionner « Le vote du jour » et, si le support le permet, un lien vers levotedujour.fr. Les données parlementaires elles-mêmes proviennent de l'Assemblée nationale et sont diffusées sous Licence Ouverte, qui impose également d'en citer la source : c'est pourquoi chaque visuel porte la mention « Source : Assemblée nationale (open data) », à conserver.

Pour aller directement à la source : la page Sources rassemble les liens officiels que nous utilisons tous les jours.